De l'intérêt des étiquettes

Ce matin, j'ai débuté la journée par une discussion sur "les étiquettes".

Celles qu'on peut appeler des "diagnostics"...Comme "traits autistiques", " troubles cyclothymiques de l'humeur", " HPI", "zèbre", etc....

 

Elles paraissent à certains un enfermement, une limitation.

Je constate pourtant, dans mon expérience personnelle , comme dans mon expérience professionnelle, qu'elles peuvent être une libération.

 

Parce que lorsqu'elles concernent la relation , la façon d'entrer en relation avec l'autre (et c'est presque toujours le cas), elles permettent la mise en lumière d'un fonctionnement. La mise en lumière du fait que l'autre fonctionne différemment de nous. Et que cette différence soit "normée" ou non, elle interpelle sur un grand principe de l'illusion. Principe qui est de penser que l'autre fonctionne comme nous. Et qui crée toutes nos narrations....Celles qui se manifestent sous la forme suivante " s'il/si elle a dit/fait ci ou ça, c'est parce qu'il/elle ...".

 

L'étiquette, à mon sens, permet de voir que mon personnage fonctionne comme ci, que le personnage de l'autre fonctionne comme ça. Que les deux sont des personnages qui cherchent à communiquer. Et que je peux dépasser ça pour entendre le message.

 

J'ai des traits cyclothymiques. C'est ce qu'on m'a dit il y a 25 ans.

ça, c'est pour le psy.

En HD, on dira que j'ai le plexus solaire défini, ainsi que la porte 19, qui parle de ma grande sensibilité émotionnelle, physique, psychique, énergétique....

J'ai aussi le canal 49-19, qui peut me faire réagir très vite si mes principes me semblent bafoués.

Ca a pu me mettre en difficulté relationnelle. Souvent.

Mais depuis que j'ai intégré cette "étiquette" , ça m'a permis de voir que ce qui a été une grande vulnérabilité est aussi une de mes plus grande force, puisque ça me permet de "voir" l'autre dans ses propres vulnérabilités, et dans ses propres manques, puisque le canal 49-19 est un canal tribal, celui qui permet de s'assurer que chacun a les bonnes ressources, et que je suis projector.

 

Tout ça, tu vois, c'est des étiquettes, et ça aurait pu m'enfermer (d'ailleurs, un jour, mon frère m'a dit que '"j'avais eu de la chance de pas finir en psy" :) ). Mais elles ont été un chouette point de départ et de compréhension. Et de liberté.

Désormais, plus besoin de m'y référer, ou de me définir, le fonctionnement est redevenu naturel et déconditionné.

 

Je pourrais te donner un tas d'exemples de personnes de mon entourage, de personnes que j'ai accompagnées, pour qui le travail des "étiquettes" a permis une libération.

 

Partir de la "case" pour en sortir, s'expanser, grandir , libérer, transcender, et revenir à la simplicité (ce qui ne veut pas dire la facilité ;) )

 

 

 

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